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13 mai 2011

Un guide pour rendre les usagers moins muTIC…

Etablir une véritable méthodologie pour évaluer la pertinence des nouvelles technologies de maintien à domicile et contribuer à l'expression des usagers. C'est l'ambitieux objectif d'un nouveau guide pour les professionnels, « Des technologies de l'information et de la communication pour la santé et l'autonomie », ouvrage collectif paru fin janvier 2011.

Kompaï, le nouveau robot d'assistance de la société Robosoft, devrait progressivement être testé par des services d'aide à domicile à partir de 2012.

« Encore trop souvent, les technologies s'imposent dans des processus sans tenir compte des habitudes, du mode de vie et des aspirations de chacun ».

La préface de ce nouveau guide donne le ton : le secteur a encore des progrès à faire pour impliquer les usagers, personnes aidées et aidants,  dans le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Première explication: les concepteurs de produits et les industriels méconnaissent encore trop souvent l'environnement du domicile et ne tiennent pas compte des spécificités des territoires. L'absence par exemple en milieu rural d'ADSL complique dans certains cas l'emploi de certaines TIC. Dans d'autres cas, les produits se branchent sur des prises électriques… qui n'ont pas été mises au norme dans nombre de domiciles anciens !

La solution pour impliquer les usagers: créer des « living lab ».

Pour assurer une meilleure adéquation avec les besoins, l'offre industrielle doit donc se rapprocher des usagers, explique Robert Picard, membre du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et coordonnateur du nouveau guide méthodologique. Une des pistes avancées  par cet ingénieur général des mines serait de favoriser l'émergence de « living lab », des espaces d'expérimentations qui associeraient tous les acteurs impliqués par le déploiement d'une nouvelle technologie, de l'industriel à la personne aidée, en passant par les services d'aide et les financeurs, conseils généraux en tête. 

Pour Robert Picard, ces espaces permettraient une meilleure adéquation entre l'offre et les attentes de la demande. L'implication des usagers dans le processus de conception favoriserait aussi une meilleur acceptation des technologies , comme par exemple de nouveaux dispositifs anti-chute.

L'autre objectif de ces « living lab » serait également de fluidifier la circulation des résultats d'une technologie mise « en situation » en mettant en place un pilotage national qui centraliserait les données. Si de nombreuses expérimentations existent déjà en France, Robert Picard notent que leurs résultats restent très cloisonnés et ne profitent pas à tous les acteurs, provoquant de nombreux doublons dans les expérimentations menées.


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